Lundi 27 août 1 27 /08 /Août 15:04

Bonjour à tous ! 

Ce blog vous raconte comment une passion  et des vacances peuvent virer au cauchemar.
Il est aussi principalement destiné à donner des idées a ceux qui rencontrent des problèmes similaires -  et ils sont nombreux - car tout le monde ne peut pas acheter une caravane récente.

1) Situons l'histoire:

Ca y est! Après plus de 30 ans de camping, c'est décidé, ma femme et moi voulons essayer le caravaning. Pour plein de raison : Un peu plus de confort surtout pour le dernier né de 6 mois, la possibilité de bivouaquer rapidement le soir sans passer 2 heures a monter la tente, et puis tout simplement pour changer un peu.

Nous cherchons par toutes les voies habituelles : annonces,  connaissances, internet aussi bien sur. Nous voulions avoir une chambre enfant, afin de coucher les petits et de pouvoir continuer la soirée tranquille. Cela excluait donc les caravanes à dinette latérale, car cette dernière se tranforme en un couchage trop petit pour deux adultes. 

Nous finissons par trouver sur la région de Bordeaux une caravane qui nous convient, a un prix qui nous convient aussi. L'argent est toujours le nerf de la guerre!

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C'est sans doute notre première erreur : Avoir acheté loin de chez nous. Surtout pour une première caravane. J'avais parcouru les forums, cherché des infos pour essayer d'eviter un mauvais achat. Mais rien de remplace l'expérience et l'habitude.

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Nous partons donc pour le Bordelais, avec l'idée d'acheter la caravane et de partir directement en vacances avec. Deuxième erreur : il faut toujours prendre le temps de tester pour que les surprises apparaissent.

La rencontre avec le vendeur se passe on ne peut mieux. La caravane est en bon état dehors, dedans, le chassis est sain, pas de corrosion. On me montre les quelques défauts : une porte de placard a réparer, une petite trace en haut du revètement intérieur, des bricoles quoi. Les murs sonnent mat, les joints ont été refaits au mastic. Tout a l'air en ordre.

La vente est conclue. J'atelle, j'installe les stabilisateurs, et c'est le départ vers le Massif Central, lieu supposé de nos vacances. Les enfants nous y attendent  chez les grand-parents, nous les prendrons au passage.

Après 100 Km d'autoroute, la nuit vient et je m'arrête. Un peu plus de tension sur les lames de stabs facilitera encore la conduite. Ces stabilisateurs Tunesi sont une sacré invention! Bien réglés, ils permettent presque d'oublier la caravane derrière la voiture. Tout va bien. Pas pour longtemps!

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Afin de me reposer quelques heures je m'allonge sur la couchette inférieure de la chambre, et... je me retrouve par terre. C'est le début du cauchemar! la fixation de la couchette s'est détachée du mur. J'essaie bien entendu de la refixer, mais les vis tournent dans le vide. En sondant sous le revêtement mural, je me rend a l'évidence : le bois a l'intérieur des parois s'est transformé en étoupe! et c'est la même chose des deux cotés! En surface, rien n'est visible, mais les murs n'ont plus aucune solidité. Plus tard, après démotnage, les dégats apparaîtront dans toute leur ampleur:

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Affolé, j'appelle le vendeur, prêt à lui ramener sa caravane. Surpris, il me demande des détails sur ce qui est arrivé. Je n'ai aucune raison de soupçonner sa bonne foi, car j'ai moi même inspecté la caravane sans rien remarquer  de suspect. Il me propose finalement un arrangement sur le prix, car il n'a bien entendu aucune envie de reprendre une caravane qu'il n'osera plus mettre en vente après ce que je lui ai appris. Je n'ai pas vraiment d'autre choix que d'accepter.

Nous repartons le lendemain matin en roulant prudemment, ne sachant trop a quoi nous atttendre. Le trajet vers le Massif central se passe sans histoire jusqu'a ce que nous atteignions les petites routes de montagne. 

A quelques dizaines de kilomètre de notre destination provisoire, nous entendons juste après un dos d'âne un gros "Craaaaaacccccc"... un coup d'oeil dans le rétroviseur me donne de suite l'ampleur du désastre : L'avant de la caisse s'est arrachée du chassis, le coffre avant est cassé en deux, et la caravane oscille comme la bouche d'un crocodile, nous laissant apercevoir les couchettes effondrées par intermittence.

Quesqu'il peut se passer dans la tête du malheureux vacancier à ce moment là? Ben... RIEN! Même pas l'envie de mettre le feu à cet achat funeste. Trop de mauvaises surprises en peu de temps, la fatigue de 400Km en conduisant l'oeil dans les rétros... l'esprit ne réagit plus, l'émotif non plus.

Je ramasse les morceaux, j'attache ce que je peux avec des sandows histoire de ne pas jouer davantage au Petit Poucet, et nous repartons à 10 - 15 Km/h. Les derniers 40 Km sont un calvaire, la caravane semble vouloir se désintégrer a chaque tournant. Finalement, j'arrive chez mes parents. Je dois laisser la caravane sur le bord de la route, car le chemin d'acces est en forte pente, et je crains que ma voiture ne puisse pas freiner ou manoeuvrer suffisamment pour placer ce qui reste de la caravane dans une position correcte.

Bilan de la journée : Les vacances sont fichues! 

Je passe sur la déception des enfants, la tête de mes parents, l' épouse qui ne sait plus à quel Saint se vouer, et je refuse d'envisager quoi que ce soit avant une bonne nuit de sommeil.
 
Il faut bien dire que jusque la je n'ai pas vraiment pensé à prendre des photos de nos déboires, d'où cette longue explication.

Le lendemain matin, reposé mais toujours aussi désespéré, il faut gérer les priorités. Un paysan voisin descend la caravane jusque chez mes parents, et la manoeuvre pour la positionner au mieux. Il est impressionné par l'état de l'épa...pardon, de la caravane. Il n'a jamais vu ça. Moi non plus, et pour cause.

2)  Jusqu'où va la gangrène ?:

Nous avons fini par prendre la décision absolument déraisonnable d'essayer de sauver la malade, même si le cas apparaît un peu désespéré.

La caravane en place, il faut la caler pour pouvoir travailler dessous. La zone de travail est plutôt "rustique". Les morceaux du caisson avant ont été mis à l'abri dans la grange. Comme on le voit ci dessous, la façade avant s'est arrachée des cotés.

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L'inspection des dégats montre que le plancher est cassé sur un mètre de long.

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Les cotés se sont arrachés de la plateforme. les bois sont desséchés ou brisés, et la tôle d'alluminium desertie.

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Bref, beaucoup de travail en perspective. 

En premier lieu, il faut démonter tout ce qui est pourri ou cassé, mais en récupérant les morceaux pour servir de gabarit. C'est une règle d'or quand on répare quoi que ce soit :  ne RIEN jeter tant que le travail n'est pas terminé.

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On finit toujours par arriver sur des parties saines, même si les fixations ont lâché. Il va faloir se reprendre dessus. Le plancher d'une caravane, tout comme les murs, est un "stratifié": le dessous est en isorel "imputrescible" (mon oeil !), le dessus en contre plaqué, et entre les deux une armature de bois (ici du sapin) maintient les plaques de polystyrène expansé destiné à isoler. En bref, c'est une construction très fragile.

Pour assurer la solidité, il est préférable d'étager les jonctions entre les nouveaux matériaux et les anciens. Le contreplaqué du dessus est coupé plus loin que les cadres en sapin.

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On peut voir aux traces noires que cette caravane a subi pendant de nombreuses années ( d'après moi depuis sa construction ou presque...) des infiltrations d'eau qui ont peu a peu fait pourrir la structure en bois des côtés et du plancher. Le revêtement intérieur etait fait d'une matière plastifiée. Cela explique que les dégats n'apparaissaient pas visibles. Un autre inconvénient : les cotés imperméables sur les deux faces empèchent absolument l'assèchement de l'intérieur des parois.  J'ai d'ailleurs trouvé plein de bois gorgé d'eau.

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Tous les tasseaux de la façade avant sont irrécupérables, car pourris sur les cotés. A l'origine ces bois sont assemblés entre eux par des agrafes  metalliques qui finissent par provoquer une électrolyse de l'aluminium extérieur, créant des trous. Il faut donc trouve un autre mode d'assemblage.

En examinant la totalité de la caravane, je découvre que l'arrière a aussi connu des fuites. Certains bois sont  à changer, mais sans aucune commune mesure avec les dégats de l'avant. 

3) La reconstruction:

Elle commence bien sur par une razzia chez les fournisseurs de matériaux de construction du coin. Les fournitures moins courantes comme les revêtements et les mastics seront trouvées sur Rodez. Et c'est parti!

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Pour le plancher, il faut des panneaux assez minces, et supportant bien le porte à faux. le choix se porte sur des panneaux de languettes collées (OSB3+). Ce matériau ne craint pas l'humidité. Les fixations du chassis et des vérins sont renforcées par des moreceaux de peuplier. Ce bois léger et fibreux, utilisé pour les toitures en ardoise, présente plusieurs avantages : il ne craint guère l'humidité, et ne fait pas rouiller les clous ni les vis.

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L'isolation sera refaite en polystyrène expansé, et les vides comblés par de la mousse polyuréthane.
Les panneaux de surface seront en contreplaqué extérieur de 5 mm.

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les petits tasseaux d'origine sont remplacés par des tasseaux de section double, et les traverses sont en peuplier de 25mm. 



Les deux morceaux courbes en bas de la façade sont eux aussi en peuplier scié et mis en forme pour épouser au mieux la tôle d'alu. Il a fallu pas mal d'heures de  travail rien que pour redonner sa forme a la façade avant, tordue lors de l'arrachement.

Tous les bois sont assemblés par des vis cadmiées enfoncées sur chant, donc sans aucun contact avec la tôle, et collés. Un renforcement général a été obtenu en remplacant des assemblages de petits morceaux par des surfaces plus grandes de bois plein.

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Le revêtement plastifié est remplacé par du contreplaqé extérieur (CTBX) de 5 mm, et les assemblages lissés avec du mastic polyester (Saint Tophère, priez pour nous!) 

La vieille dame se refait une beauté en changeant le décor d'origine pour un banal ( mais joli) papier peint. C'est peut être une erreur par rapport à un revêtement plus résistant, l'avenir nous le dira. Ca n'aura pas d'influence sur la solidité en tout cas.

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Entre temps, la pluie s'est mise à tomber sans discontinuer. heureusement, j'ai pris la précaution de réétanchéifier totalement la caravane à l'aide de mastic polyuréthane. C'est beaucoup plus efficace que le mastic silicone sur des assemblages de tôle. Effectivement, plus aucune goutte ne rentre par le toit. Par contre, ma bâche est percée, et l'eau arrive à passer par le trou béant du coffre avant. Grrrr....! Je dois interrompre le travail sur la partie avant de la caravane.

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Je me concentre donc sur l'arrière, et ne suis pas peu fier de vous présenter le nouveau look de notre Sterckeman, un peu chantier je vous l'accorde, mais plus jeune que le pied de poule précédent.

Cependant, un mois et demi a passé, et la rentrée des classes arrive à grands pas. Nous devons donc plier bagages, et rentrer sur Nice. Je retournerai danq quelques jours sur place pour terminer les travaux au sec, et vous montrer la bestiole en état "comme neuf" ou presque.

4)  La caravane II : Le retour...

Début septembre, je laisse l'épouse et les enfants à Nice et je reprends le chemin du Massif Central. La voiture est remplie de matériaux qui me seront certainement utiles, et d'outils "qui peuvent toujours servir". C'est sur que j'aurai besoin de ce que je n'ai pas pris, Loi de Murphy oblige...

Quand j'arrive sur place, le temps est au beau fixe depuis plusieurs jours et le chantier est sec. Tant mieux, la boue n'a jamais été pratique pour travailler. J'enlève la bache de protection, et... je retrouve le papier peint décollé aux  2/3. Diagnostic : en séchant totalement, la colle a papier peint n'adhère plus du tout sur le vieux revètement plastifié. Pour résoudre le problème, un magasin du coin me conseille une colle pour revêtements de sol. Et pas très chère en plus : 20 € les 3 Kg. Dubitatif, j'essaie. Ca marche, en effet, le papier tient solidement. Presque trop. Pour le changer, ca sera une autre paire de manches, mais on en est pas encore là.

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Une fois le papier peint terminé, il faut attaquer le revêtement de sol. En commençant par enlever tous les restes de l'ancien. J'essaie de le décoller d'une seule pièce pour m'en servir comme gabarit. Bien sûr, les puristes diront  "Ah, il n'a pas démonté les meubles, il a découpé autour". Et c'est en partie vrai. J'ai laissé en place le bloc cuisine, le bloc salle de bain et les coffres sous banquettes arrière. Arès il a fallu lisser le contre plaqué en dessous avec du mastic polyester.

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Comme les découpes devant la salle de bain s'annoncaient plutot compliquées j'ai cherché une solution pour limiter le travail, et surtout le risque d'erreur: Une fois qu'on a découpé, tout ce qui manque ne peut plus être remis! Alors que faire?

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Une heure plus tard, la salle de bain ressemblait à ça :

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Ce qui permet de couper au ras du bac à douche, sans besoin de précision, puisque porte et cloison recouvriront le tout. 
J'ai pu me rendre compte à quel point une heure pour démonter un meuble  représente un gain de temps au final, car les découpes autour des encadrements sont vraiment fastidieuses, et demandent de nombreux essais avant que le résultat soit propre et net. Après un encollage soigneux avec la même colle que pour le papier, le sol a repris une allure présentable, plus "humaine".

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Afin d'eviter les nids à poussière, et les infiltrations d'eau dues aux nettoyages (Pensons à Madame), j'ai jointoyé le Gerflex avec du mastic poyuréthane. Ce n'est pas forcément  très esthétique, mais c'est efficace.

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Le bois qui compose les portes et le tiroir est aussi mince que fragile. Une consolidation s'impose, au moyen de colle de vis et d'une équerre métallique.Mais à ce stade là, on entre vraiment dans les détails!

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Le tiroir ne tenant plus sur ses glissières en contre plaqué, j'ai ramené de Nice des glissières métalliques à billes. Après rabotage, mise à dimension, et  ajustage minutieux, le tiroir fonctionne à nouveau correctement. Il s'ouvre maintenant complètement, ce qui est pratique pour le nettoyage.

Le remontage de la salle de bains demande un peu plus de travail. En effet, il manque sans raison apparente 1.5 cm  à la cloison supportant le miroir pour que la porte puisse fermer. Et ça ne date visiblement pas d'hier. Je décide d'apporter une petite modification :

DSC04629-640.jpg Avant et ... DSC04654-640.jpg Après!

Il a "suffi" de basculer d'un demi tour la porte et la cloison... Bon, ca m'a fait gâcher un lé de papier peint, mais c'est pas grave. Le montant qui supporte les charnières de la porte est  refait plus large ( et en bois plein, s'il vous plaît!) afin de combler l'espace, et la porte se verrouille impeccablement. Accessoirement, Madame appréciera de ne pas sortir de la salle de bain directement en face de la porte d'entrée, souvent ouverte. Une troisième raison à cette modification, c'est que j'envisage d'installer la Rolls du confort pour le caravanier : des WC à cassette ( Ca sera pour l'année prochaine peut être, mais il faut mieux prévoir dès maintenant) Or, la disposition d'origine empêchait le montage à cause du passage de roue. Le nouvel emplacement de la porte libère un espace qui fait toute la largeur de la salle de bain et permet l'installation du portillon. Futé, non?

Entre temps j'ai plongé dans la résine polyester pour rassembler les morceaux  du coffre avant, pieusement ramassés sur la route par maman et notre petite Aurélie ( 5 ans, visible sur une photo  + haut)). Il a déja subi des réparations dans sa partie basse, suite à des chocs je suppose. Mais là, c'est tout le haut qui s'est arraché. Les pièces du puzzle sont recollées ensemble, et le tout est doublé d'un tissu de verre imprégné de résine: Y'a pas plus classique.

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On ne voit même plus les cassures! ou presque...

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Une fois le coffre en place et étanchéifié, je décide de doubler la coison de séparation par du polystyrène expansé. Ca pèse pas plus lourd, et ca contribuera à l'isolation, au moins psychologiquement!

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Le reste, c'est une affaire de remontage et de patience. Les couchettes retrouvent leur emplacement initial, et je teste soigneusement la solidité. Tout va bien : cette fois ci je ne me retrouve pas par terre, donc les enfants ne risquent rien.

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Les rideaux seront changés, Madame a déja acheté le tissu. Je laisse les anciens dans le placard. Cependant la caravane a déja une autre allure :

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Au passage, j'ai souhaité changer les couleurs de la caravane, car le marron et rouge des années 80 ne nous plaisait pas vraiment. Le choix s'est porté sur un bleu lagon et un jaune d'or qui font plus actuel et qui remportent l'unanimité dans la famille. 4 rouleaux, soit 200 m de papier à calfater sont necessaires pour délimiter l'ensemble des traits de la caravane!

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Je n'ai pas trop le loisir d'admirer le résultat final, car j'ai 1/2 heure pour tout nettoyer avant qu'un voisin ne vienne avec son tracteur remonter la caravane sur la route. Je prends donc mon courage a deux mains, une serpillère et l'appareil photo, histoire d'avoir quand même quelques souvenirs. C'est ca le plus frustrant dans l'histoire : quand enfin la galère prend fin, c'est pour abandonner l'objet de tant d'attentions chez un hiverneur jusqu'à l'année prochaine. Snifff...

5) Bilan de l'opération :

Prix d'achat : 750 € ( Après arrangement avec le vendeur)
Matériaux : 600 €
Temps passé : 2 mois et demi, 7 jours par semaine, 12 heures par jour. Je n'ose pas faire le total.

Il est clair que ce n'est pas rentable, je le savais avant de commencer. Mais ce n'est pas pour ça que j'ai entrepris cette reconstruction. Qui voudrait mettre à la casse ce qu'il vient à peine d'acheter?? Personne, évidemment. Donc la seule solution etait de mettre à plat el problème et de changer tout ce qu'il fallait.

Je me console en pensant que l'année prochaine, je pourrai profiter de cette caravane, et que le bricolage se limitera à des détails d'entretien ou d'amélioration. Enfin, c'est ce que nous espérons tous!

6) Deux ans après :

Cela fait maintenant deux ans que nous utilisons cette caravane restaurée, et nous pouvons aprécier son espace intérieur intelligemment aménagé.

Les travaux réalisés en 2007 tiennent bien au temps. Les joints ne se sont plus réouverts, et la caravane est toujours étanche. La strucuture ne bouge plus , non plus. La seule chose que je referais differemment, c'est que je ne mettrais plus du papier peint comme décoration. En effet, les variations de température importantes que subit la caravane entre l'été et l'hiver ont fait rétrécir le papier peint, et ca ne fait pas très joli. De la peinture aurait été mieux adaptée. Mais il aurait fallu coller de la toile de verre sur les parois pour pouvoir les peindre.

Nous avons acheté un auvent grande profondeur qui permet d'utiliser la caravane comme chambre uniquement. Un WC chimique basique ( Pas un Thetford à cassette, hélas) trouvé sur un vide grenier a pris place dans la salle de bain.
Un micro onde grill trone au dessus des bruleurs à gaz que nous n'utilisons pas, car nosu avons installé un réchaud sous l'auvent.

Cette caravane ne sera pas eternelle, mais le travail fourni pour la remettre en état nous permet de profiter de vacances que nous n'aurions pas si nous avions décidé de la mettre à la casse, comme le bon sens suggérait de le faire.

Comme quoi, ce ne sont pas toujours les solutions les plus rentables qui sont payantes à long terme. A méditer...

7) Cinq ans plus tard...

 

Déjà en 2012!  Notre sixième été dans la caravane s'est achevé avec un seul incident notable :  le réfrigérateur a rendu l'âme. il faudra que j'en trouve un autre. J'ai profité des vacances pour nettoyer les garnitures de frein, qui n'etaient même pas usées, juste glacées. L'amortisseur de timon est mort lui aussi, et quand nous roulons, la caravane se balance. Ce n'est vraiment pas agréable pour les occupants de la voiture. A changer donc...

 

Si je regarde les travaux effectués en 2007, ils n'ont pas bougé. Les prises d'eau ne se sont pas rouvertes, la caravane est bien sèche. Elle passe désormais 11 mois de l'année en hangar couvert, ce qui explique aussi le bon état de conservation de la coque rénovée.

 

Le papier peint dans une caravane, c'est définitivement à bannir. Avec deux diables de 10 et 6 ans qui vont et viennent, il est impossible de le garder propre.

 

Maintenant que les enfants ont grandi, la caravane semble avoir rétréci. Je pense que le temps approche ou il faudra la changer pour un modèle plus grand... quand les finances le permettront.

 

Une chose est sure :  je n'achèterai plus une caravane qui dort en extérieur! Campeur echaudé craint la douche froide.

 

Je profite de cette mise à jour pour remercier tous ceux et celles qui ont lu ce blog, et ceux qui ont posté des commentaires. Je n'ai pas pu répondre à tous, mais j'espère que vous aurez trouvé ici des idées pour réparer les problèmes auxquels vous avez pu être confrontés.

 

Ce qu'il faut retenir, c'est que la méthode décrite dans cet article marche, et tient sur le ( relativement) long terme. C'est rassurant de savoir qu'on peut faire par soi même un travail aussi bien voire mieux qu'à l'origine.

 

Bricoleur oui, bricolo non!

Par Sono-Maniaque
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